
ZibloG
Publié 29 avril 2009 dans Concert
Atomic Deluxe & The aiM
- 22 avril 2009 -
Auditorium Abel Debois - Mons
Par Eric Laforge (Classic 21 Radio) 
The aiM
Une autre sphère musicale, une évasion, comme une envie de planer sur certains morceaux. Par moment je me suis laissé aller à fermer les yeux, je n'avais plus l'image, mais le son permettait à mon imagination de divaguer, d'emprunter des chemins de traverse.
Un son qui n'est pas sans énergie, mais qui est posé, il n'a pas l'enthousiasme fou du rock pur, il a l'attitude posée et réfléchie du rock progressif sans les longueurs que nous impose ce genre là.
The aiM est un trio, un power trio. Quand je pense à power trio, je pense immédiatement au premier supergroupe de l'histoire, Cream avec Bruce, Baker et Clapton. Les trois bruxellois ont aussi le power avec des rythmes soulignés par une basse bien présente et implacable et une batterie à vous retourner un mamouth. Excellent. Les murs du grand studio de Classic 21 s'en souviennent encore.

Axel Marcelis, bassiste.

Gilles Servais, le batteur.
C'était carré, presque trop, il me manquait la fioriture, l'aspérité, le grain de sable. C'était trop propre. Et le grain de sable est arrivé, pas le genre à empêcher l'engrenage de fonctionner. Non, le genre à faire ré-ouvrir les yeux pour comprendre où est l'essentiel.
 Entre deux morceaux, Guillaume Corpard le chanteur, nous a expliqué avec cette sorte de timidité contrôlée et attachante, pourquoi il y avait un drapeau tibétain posé sur un flight case derrière lui. Une cause dans laquelle s'investit le groupe pour pouvoir permettre aux Tibétains et notament aux plus jeunes d'avoir accès à la culture. The aiM sera d'ailleurs présent au Rock for Tibet le 9 mai à Bruxelles
Guillaume Corpard, Chanteur et guitariste.
On est d'accord ou pas, peu importe. On était venu écouter de la musique et là soudainement un jeune musicien nous ouvre les yeux. Tout comme Atomique Deluxe fait du rock sans concession, sans calcul, The aiM s'engage sans ambages. A l'heure où chacun surveille son “image”, c'est rassurant des prises de risque comme celles-ci.
Une vraie bouffée de fraîcheur cette soirée. On est loin des grosses machineries où plus rien ne dépasse, où tout est calculé.
Ne croyez pas là que je sois aigri par les grands concerts, j'ai à chaque fois un plaisir immense à voir un artiste sur scène. Je ne serai jamais blasé par ce métier fantastique que j'ai la chance de faire.
Je suis un gamin qui continue à regarder le ciel étoilé en s'étonnant à chaque fois de ces petites lumières. Mais je suis quelque fois peiné par des musiciens qui sont bien différents de l'image qu'ils donnent pourtant sur scène ou à la télé.
Certains nous font croire qu'ils sont rebelles et pourtant leurs concerts sont si sécurisés que bientôt il me faudra demander en plus du Pass photo, un Pass pour aller pisser…


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